Quelles sont les différentes spécialités ? Psychiatre, psychologue, psycho analyste clinicien ?
Date de publication : 20/04/2026
Avant de consulter un professionnel de la santé mentale, il n’est pas rare de se retrouver face à une liste de titres difficiles à démêler : psychiatre, psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, psychopraticien.
Quelles sont les pratiques thérapeutiques, les orientations théoriques et les formations derrière tous ces noms ?
Comprendre les différences entre ces appellations, permet de faire le bon choix par rapport aux problématiques que l’on peut rencontrer. Car à chaque titre, correspond une façon de travailler et une orientation thérapeutique.
Cet article propose un tout d’horizon des différentes pratiques, leurs orientations et leurs utilité afin de pouvoir faire un choix le plus judicieux possible.
Le psychiatre
Le psychiatre a fait des études de médecine. Avant de se spécialiser en psychiatrie, ce qui correspond à un parcours de dix ans environ. C’est le seul professionnel de la santé mentale à pouvoir poser un diagnostique psychiatrique, prescrire un traitement et des arrêts maladies.
Sa façon de travailler est avant tout médicale. Son intervention se concentre principalement autour des troubles bipolaires, dépression sévère, schizophrénie. Certains psychiatres proposent des accompagnements psychothérapeutiques, mais la plupart du temps, ils se concentrent sur la prescription médicamenteuse. Cela dépend des formations additionnelles qu’ils ont suivi.
S’il ne pratique pas la psychothérapie, il oriente généralement ses patients qui en ont besoin vers un autre professionnel dont c’est la spécialité.
Le psychologue
Le psychologue est titulaire d’un master en psychologie, soit un parcours de cinq ans minimum. Le titre de psychologue est réglementé. Seul les personnes ayant obtenu le diplôme peuvent l’utiliser. Contrairement au psychiatre, le psychologue n’est pas médecin et ne peut donc pas prescrire de médicaments.
La psychologie recouvre plusieurs spécialisations suivant la tranche d’âge, le secteur d’activité ou l’orientation thérapeutique.
Il peut aussi exercer en tant que psychanalyste ou psychothérapeute, tout dépend de sa formation complémentaire.
Le psychothérapeute
Ce titre est depuis 2010 réglementé. Il est nécessaire d’être inscrit sur le registre national des psychothérapeute géré par les Agences Régionales de Santé.
L’accès à ce titre est réservé aux titulaires d’un doctorat de médecine ou d’un Master en psychologie ou psychanalyse, ayant suivi une formation complémentaire en psychopathologie clinique et effectué un stage pratique. Les psychologues et les psychiatres, selon leur formation, peuvent bénéficier d’une dispense partielle.
Le titre psychothérapeute est un titre administratif. Il ne désigne pas une profession distincte ni une approche thérapeutique particulière. Il peut pratiquer la psychanalyse, les approches comportementales et cognitives ou les thérapies psycho-corporelles selon sa formation. Ce titre renseigne sur une reconnaissance officielle, mais pas nécessairement sur la méthode utilisée.
Le psychanalyste
Le psychanalyste accompagne ses patients selon la méthode psychanalytique, initiée par Sigmund Freud et développée par des figures comme Carl Gustav Jung et Jacques Lacan. Cette approche vise à explorer l’inconscient, l’histoire personnelle et les mécanismes psychiques profonds à travers la parole. Cette méthode, que j’affectionne particulièrement, permet au patient d’explorer son monde intérieur, de comprendre ses mécanismes profond afin de se libérer et transformer ses symptômes en nouvelle énergie de vie et en nouveaux potentiels, la durée varie selon la personne, et c’est par la régularité des séances que le travail s’effectue.
Contrairement au psychiatre ou au psychologue, le titre de psychanalyste n’est pas réglementé en France. Il est délivré après une formation dans des instituts psychanalytiques qui les délivrent selon leurs propres critères. S’ils font partie d’une association de psychanalystes, ils peuvent accéder au titre de psychothérapeute sans suivre la totalité de la formation requise, ils peuvent être dispensés partiellement légalement.
En général, c’est une approche à laquelle il est nécessaire de consacrer un peu de temps pour avoir de bons résultats. L’accompagnement peut pour certaines personnes durer plusieurs années. C’est une approche recommandée pour les personnes qui souhaitent mieux se connaître, explorer leurs mécanismes inconscients.
Le psycho analyste clinicien (psychopraticien)
C’est l’équivalent du psychothérapeute, sauf qu’il a fait ses études dans un institut privé. Ce diplôme n’est pas réglementé en France. La qualité d’un psycho analyste clinicien, repose sur sa formation, son parcours personnel et les approches qu’il choisit de servir.
Un psycho analyste clinicien peut pratiquer une plusieurs approches thérapeutiques. Le choix des approches résulte de son parcours personnel et professionnel.
Personnellement, je me suis formé aux accompagnements individuels, de couple et familial. Je me suis formé à la PNL ainsi qu’à l’hypnose ericksonienne, à la thérapie systémique (école de palo Alto). Je peux aussi faire de la thérapie de soutien et créer une alliance thérapeutique, ce qui me permet de m’adapter à la personne que j’accompagne et lui apporter un cadre adapté et bienveillant. C’est ce qui caractérise ma façon de travailler avec chaque patient en cabinet à Nice, Alpes-Maritimes, ou en visio.
Comment choisir son psy ?
Les diplômes ne suffisent pas pour choisir le professionnel qui nous convient, cela repose sur deux critères.
D’abord, l’orientation thérapeutique. Il est important de connaître l’approche qui vous correspond. Si vous voulez des résultats concrets et rapides, il vous faudra une approche en TCC. Si vous voulez explorer les profondeurs de votre inconscient, revisiter votre histoire, alors il vous faudra une psychanalyse. Si vous voulez explorer vos dynamiques relationnelles, les approches systémiques sont indiquées pour cela. Ces questions méritent d’être posées, y compris directement au praticien lors d’un premier contact.
Le deuxième critère est comment vous vous sentez en présence du praticien. Pour qu’une thérapie fonctionne, il faut un bon lien de confiance. Etre écouté, respecté, se sentir en confiance est important pour évoquer des sujets difficiles, et ce ne sont pas des notions indiquées sur un diplôme. Il faut prendre le temps de voir si le praticien vous inspire confiance, aussi lui poser des questions sur son ou ses approches thérapeutiques. Le bon praticien est celui avec lequel vous êtes suffisamment à l’aise pour aborder des sujets difficiles et avancer.