Les TOC
Date de publication : 01/10/2025
Parfois l’anxiété et la peur sont tellement intense, que pour s’en protéger, certaines personnes mettent en place des stratégies pour calmer leurs angoisses.
L’une de ces stratégies s’appelle TOC : trouble obsessionnel compulsif, qui est le fait de ritualiser, de répéter certains gestes, censés protéger d’un danger à venir.
Bien que les recherches scientifiques les concernant ont beaucoup progressées, les causes de ce trouble restent en grande partie inconnues.
Dans environ 30 % des cas, les troubles se déclenchent après un traumatisme ou un stress important.
Les conséquences des TOC
La personne ne peut s’empêcher de vouloir exercer un contrôle sur elle-même.
Les TOCs affectent majoritairement les enfants et les adolescents.
Conséquences chez les enfants et les adolescents
Comment les reconnaît-on ?
Les TOC se caractérisent ainsi :
- Présence de complusions ou obsessions
- Envahissement de pensées angoissantes et récurrentes
- Obsession de la propreté
- Fixation sur l’ordre, la symétrie
- Peur de faire des erreurs
- Pensées obsédantes de commettre des actes violents
- Un sens exagéré de responsabilité de la sécurité des autres
Pour réduire et contrôler leur anxiété, ces personnes mettent en place des stratégies.
Ces stratégies consistent à effectuer des gestes répétitifs, irrationnels, un peu comme un rituel magique.
EXEMPLES DE STRATEGIES :
- gestes, pensées répétés
- vérifications répétées, compulsions
- rituels de rangement, de lavage ou de vérification
Ces stratégies peuvent parfois durer plusieurs heures par jour.
Les personnes souffrant de TOC ont pourtant conscience que leur symptôme provient de leur propre activité mentale, et c’est déjà un pas en avant que de s’en rendre compte, c’est le début des solutions.
Elles peuvent aussi, en plus des tocs, avoir des tics.
Aussi de la dépendance à l’alcool.
C’est un véritable trouble psychique que peut être très invalidant et perturber la vie sociale ou professionnelle d’un individu.
Environ la moitié des personnes souffrant de TOCs ont des comorbidités telles que des troubles de l’humeur ou des troubles anxieux.
Comment reconnaître les TOCs
Généralement les compulsions observées chez les enfants et adolescents ont les mêmes thématiques que chez les adultes.
Les personnes souffrant de TOCs ont conscience du caractère intrusif de leurs symptômes.
Quelques exemples :
- Se laver les mains plus de 100 fois par jour
- Laver le linge plusieurs fois
- Accumulation d’objets de toutes sortes
- Compulsion d’actes transgressifs
- Vérifier de façon répétée leur travail ou leur cartable
- Vérifier si la maison est fermée
- Création de procédures telles que faire le tour 3 fois de la table, etc.
- Se sentent perturbés par le désordre provoqué par d’autres personnes, les jeunes enfants se sentent incommodés aussi mais sans pouvoir mettre de mots sur leur malaise.
Chez les jeunes enfants, ils se caractérisent plutôt par de l’agitation, de l’agressivité, ou bien un repli sur soi, des difficultés dans l’apprentissage.
Chez les adolescents et les enfants plus âgés, les TOC entraînent souvent (comme chez les adultes) un sentiment de culpabilité et de honte. Cela les conduit à dissimuler leur trouble à leurs proches.
La conséquence de cette conduite est que les TOCs sont souvent détectés tardivement, lorsque les symptômes deviennent trop importants et handicapants. . L’entourage s’habitue à ces conduites atypiques, ce qui complique les diagnostiques.
Le plus souvent les TOCs sont détectés pendant une consultation au cabinet
La prévalence des TOCS concerne environ 2% de la population. Cela en fait la 4e maladie psychiatrique la plus fréquente après les phobies, les addictions et les troubles dépressifs.
Les symptômes apparaissent généralement pendant l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Bien que la répartition soit à peu près la même chez les hommes que chez les femmes, les troubles précoces sont le plus souvent observés chez les garçons. De plus les formes précoces présentent davantage de sévérité dans les symptômes, aussi une plus grande résistance aux traitements.
Des études épidémiologiques plaident en faveur d’une continuité du trouble, de l’enfance à l’âge adulte : chez 30% à 50% des patients adultes qui ont un TOC, le trouble aurait débuté pendant l’enfance.
SOLUTION
Il existe de nombreuses approches thérapeutiques
Des traitements chimiques et les thérapies cognito-comportementales permettent d’apporter des soulagements appréciables. Il existe aussi la stimulation cérébrale profonde pour les cas les plus lourds.
Les TOCs sont des troubles chroniques et il est difficile d’en venir à bout seul, il est préférable d’être suivi par un professionnel.
Les traitements aident la personne à avoir une vie professionnel, sociale, familiale, la plus épanouissante possible. Deux tiers des patients ont leur vie améliorée et 20% d’entre eux sont en rémissions totale après cinq ans.
Les traitements les plus utilisés sont les approches cognitivo-comportementales et l’utilisation d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) comme l’escitalopram, la fluoxetine, la sertraline...